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Des confrontations à Tripoli, entretemps Beyrouth récupère le calme

lBeyrouth. (EFE). - Des partisans de la majorité parlementaire et de l'opposition libanaise se font face depuis hier soir dans la ville septentrionale de Tripoli, tandis que le calme revient à Beyrouth après que les miliciens de Hizbulá se soient retirés des rues.
Selon des sources de la police, les confrontations, qui pour l'instant ont causé le décès à une femme, ont explosé entre des partisans du chef suní Saad Hariri et membres de l'adversaire Divisé Démocrate arabe, qui est intégré majoritairement par des alauies (branche chií).

Les sources ont expliqué que les chocs ont lieu entre les quartiers Bab le Tebane, à Kobeh et Yabal Mohsen, où il y a une grande présence de la Communauté chií, une zone qui dans les dernières heures  a vu comment l'armée libanaise déployait ses troupes.

Des centaines de familles ont abandonné leurs maisons pour fuir des confrontations, dans lesquelles on emploie des armes lourdes et légères, ont ajouté les sources.

Beyrouth retourne à la normalité
Pendant ce temps, l'Agence Nationale d'information parle d'une « diminution sensible " des combats dans les rues de Beyrouth.

Hizbulá a décidé hier de se retier de la capital après que l'Armée ait decidé de congeler les mesures prises par l'Exécutif de libérer au chef de la sécurité l'aéroport, de Wafic Chucair, et de démonter le réseau communications de Hizbulá.

Le groupe chií, qui avait considéré ces décisions du Gouvernement comme une déclaration de guerre, s'est fait avec le contrôle de la majorité des quartiers musulmans de la capital entre jeudi et vendredi, après des confrontations intenses avec des partisans de la majorité parlementaire.

L'Armée continue déployée dans toute la ville, bien qu'elle ait réduit les mesures de sécurité aux environs des centres gouvernementaux.

Des sources policières ont spécifié que jusqu'à présent, les affrontements, les plus violents depuis la fin de la guerre civile libanaise (1975-1990), ont causé 36 morts et 128 blessés